Impossible de lui résister : l’amande est partout. Dans les collations, les beurres de noix, les desserts ou même sur nos salades pour une touche croquante. Mais derrière son image d’aliment sain et naturel, ce petit fruit cache un impact environnemental bien moins reluisant.
L’envers du décor californien
La Californie produit à elle seule plus de 80 % des amandes mondiales et exporte désormais vers près de 100 pays. Une réussite économique, certes, mais qui repose sur une ressource précieuse : l’eau.
Depuis plusieurs années, l’État a autorisé la vente de l’eau publique à de grands groupes agro-industriels, au détriment des habitants locaux. Résultat : certaines communautés peinent à avoir accès à l’eau potable, tandis que les amanderaies s’étendent à perte de vue.
Une culture assoiffée
L’amandier est un arbre gourmand en eau. Dans une région déjà frappée par les sécheresses à répétition, sa culture met une pression énorme sur les nappes phréatiques. L’irrigation intensive vide les réserves d’eau souterraines et alimente les tensions entre agriculteurs.trices, citoyens.nes et environnementalistes.
Des abeilles en première ligne
Autre victime collatérale : les abeilles. La pollinisation des amandiers dépend de milliards d’entre elles, transportées chaque année à travers les États-Unis pour assurer la floraison. Mais entre pesticides, monocultures et maladies, la mortalité des colonies explose. Un désastre pour ces pollinisateurs essentiels à toute notre agriculture.
Monocultures, paysages transformés et empreinte carbone
La ruée vers l’amande a aussi transformé les paysages. En Espagne, au Maroc ou en Australie, les amanderaies remplacent parfois des forêts ou des cultures vivrières, contribuant à la déforestation et à la perte de biodiversité.
Et ce n’est pas tout : entre irrigation, engrais, transformation et transport international, l’empreinte carbone de ce petit fruit sec est loin d’être négligeable.
Faut-il pour autant bannir l’amande de nos assiettes ? Pas forcément. Mais il est possible d’en consommer autrement et de manière plus responsable:
1- Diversifier ses sources de noix
Sans bannir les amandes, vous pouvez réduire la pression sur cette culture en intégrant :
des noisettes, noix, noix de cajou, pistaches (souvent moins gourmandes en eau que les amandes), graines de tournesol, citrouille, chia, lin (empreinte hydrique beaucoup plus faible). Vous retrouvez ces produits à La Corde d’achat, tous sous certification biologique.
Cela permet de consommer des amandes avec parcimonie, plutôt que quotidiennement.
2- Éviter les produits très transformés à base d’amandes
Particulièrement les boissons végétales aux amandes, qui utilisent peu d’amandes mais encouragent la demande massive de culture, ainsi que les produits sucrés ou « santé » enrichis en amandes (barres, snacks).
Mieux vaut consommer des amandes entières et en petite quantité.
3- Limiter la quantité
L’empreinte hydrique d’une alimentation dépend grandement de la quantité.
Sachez qu’une poignée de 20–30 g quelques fois par semaine suffit pour les bénéfices santé et pas besoin d’en manger quotidiennement.
En conclusion
L’amande restera sans doute longtemps la star des collations saines, mais derrière sa coque dorée se cache une réalité complexe, qui mérite d’être considérée. Sachez qu'à La Corde d’achat, nous faisons le choix depuis plusieurs années de commander des noix provenant d'Europe plutôt que de la Californie.
Sources:
https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/2624/californie-secheresse-amande-culture