Tout avoir, tout le temps 🤔

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9 bonnes raisons d’accepter l’imprévisibilité dans son panier d’épicerie

Au Québec comme ailleurs, nous avons peu à peu intégré l’idée suivante : si nous désirons un aliment, il devrait se trouver à l’épicerie ou on devrait pouvoir se le procurer facilement. Et ce, peu importe la saison, les aléas du climat et les défis logistiques que représente la livraison des aliments.

Fraises en janvier. Avocats et autres produits exotiques disponibles toute l’année de Montréal à Gaspé. Laitue croquante même après trois semaines de gel. Cette abondance constante nous paraît normale. 

Pourtant, ça n’a pas toujours été ainsi. L’arrivée des épiceries telles qu’on les connaît, au cours du 20e siècle, et la modernisation des circuits alimentaires ont bousculé une culture où l’alimentation suivait le rythme des saisons. L’été était synonyme de fraîcheur et d’abondance. L’automne, de récoltes et de mise en conserve. L’hiver, de légumes racines, de fermentation, de réserves. On mangeait ce que la terre donnait, quand elle le donnait.

Surtout, on mangeait ce qui était disponible près de nous.

Cette culture n’est pas compatible avec un groupe d’achats comme La Corde d’achat. Un circuit court, même lorsqu’il inclut des produits internationaux, fonctionne autrement. 

Il est ancré dans des relations, dans des volumes plus modestes, dans des cycles réels de production. Il ne peut répondre aux mêmes attentes de standardisation que les supermarchés.

Cela demande une certaine adaptation qui peut aussi apporter quelque chose de précieux.

Nous avions donc envie de vous proposer 10 bonnes raisons d’accepter l'imprévisibilité dans son assiette que ce soit via La Corde d’achat ou d’autres circuits d’approvisionnement de proximité comme les paniers de légumes.


On y va!

1. Retrouver le rythme des saisons

Quand notre alimentation change avec les mois, on redécouvre que février ne goûte pas juillet. L’alimentation cesse d’être uniforme et redevient saisonnière, ancrée dans le climat où nous vivons.

2. Redonner de la valeur à l’attente

Les premières fraises locales ne sont pas seulement délicieuses : elles sont attendues. Leur absence temporaire rend leur retour plus savoureux. L’attente redonne de la valeur.

3. Stimuler sa créativité

Un ingrédient manquant devient une occasion de trouver un autre chemin pour arriver à nos fins. Plutôt que d’exécuter les mêmes recettes semaine après semaine, on peut explorer de nouvelles saveurs.

4. Se libérer des modes alimentaires

Les tendances nutritionnelles nous suggèrent parfois de centrer notre alimentation autour des mêmes ingrédients. Mais laisser la nature guider notre panier nous ramène à une question plus simple : qu’est-ce qui est disponible ici, maintenant?

5. Tisser des liens avec les producteurs et productrices

Nous travaillons avec des producteurs·trices et des fournisseurs·ses réels, dans des volumes réalistes. Cela implique parfois des variations. Mais cela signifie aussi des relations plus directes et plus transparentes. Accepter les aléas permet aussi de diminuer la pression que nous mettons sur leurs épaules pour nous approvisionner de manière constante.

6. Éviter de devoir faire des choix coûteux

S’adapter à ce que les saisons ou les calendriers d’approvisionnement nous offrent permet aussi de choisir des aliments souvent moins coûteux. La rotation des produits à La Corde d’achat permet de commander de plus grands volumes et d’obtenir de meilleurs prix pour nos membres.

7. Renforcer la cohérence de notre démarche

Choisir le bio, le vrac et les circuits courts implique une certaine logique. On ne peut pas vouloir un système plus écologique tout en exigeant la même constance qu’un supermarché mondialisé.

8. Diminuer l’empreinte environnementale de notre alimentation

La disponibilité constante repose souvent sur des transports longs, de l’entreposage énergivore et des chaînes mondiales fragiles. Un panier saisonnier réduit cette dépendance.

9. Faire partie d’une communauté qui choisit autrement

La Corde d’achat n’est pas un supermarché. C’est un groupe qui accepte que l’offre fluctue, que la nature ne soit pas une usine, que la constance absolue ait un coût. Cette souplesse fait partie de notre engagement commun.

En fait, accepter l'imprévisibilité dans son panier, ce n’est pas un manque d’organisation. C’est accepter une autre façon de s’organiser et d’avoir du plaisir à le faire. 

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